Le marché de TAROUDANT

 

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Taroudant, son grand marché.

 

La riche et fertile plaine du Souss regorge de produits agricoles que l’on retrouve facilement dans nos hypermarchés. Pour mémoire les oranges, les clémentines les tomates et ici déjà fin janvier, les fraises et autres pastèques, melons d’eau  bref tout le panel des fruits et légumes des rayons frais de votre hypermarché habituel.

Le grand marché de la ville de Tarroudant, le souk pour parler local, présente  un vaste échantillon de tout ce que les blédards, habitants des douars et mini villages voisins recherchent pour leur consommation courante, chaussures ou babouches, kaftans ou djellabas, mais aussi gazinières, machines à laver en provenance de Chine (eh oui) et des milliers d’instruments culinaires en mauvais plastique ou autres de couleurs pastels criardes en provenance également de Chine. On dit aussi que la Chine envoie ici de faux bijoux de faux cuivre ou faux argent  tous estampillés Tafraout ou Tiznit.  Malin le touriste qui réussit  à ne pas remplir sa valise de ces bibelots  devenus inutiles arrivés à Maizières, en provenance d’ailleurs que du Maroc.

De plus, les prix n’étant jamais affichés, le prix est établi à la tête du client local ou étranger, avec  ce goût  immodéré du marchandage, le prix de départ n’étant jamais inférieur à 3  ou 4 fois le prix final avec évidemment pour le « toutou »  pressé  des prix de départ souvent dix fois supérieurs  au prix le plus juste et encore, ce n’est même pas si sûr... Et puis quand on aime on ne compte pas, surtout quand on est « toutou de base » une toute première fois au Maroc.

Taroudant offre un spectacle marchand plus authentique que Marrakech, plus vrai avec de vrais gens  faisant de vrais achats, loin très loin de la fausse monnaie du faux souk de Marrakech alimenté par des hordes de touristes émerveillés. Le spectacle commerçant plus véritable s’écarte du théâtral et comédien parcours obligé de la place Djema el Fnaa au fin fond du souk des teinturiers, de la ville ocre au pied de l’Atlas.

Ici, à Taroudant les artisans travaillent sans attendre les dix dirhams (environ un euro) convenus pour prendre la photo qui fera l’admiration des amis à qui on imposera gentiment, un soir  de veillée d’hiver, ou plus tard  les résultats photographiques des pérégrinations maghrébines  avec moult commentaires un peu comme maintenant ici à la lecture.

Le souk reste une institution du patrimoine culturel bien enracinée dans la vie économique du Maroc. Il assure  la circulation des marchandises entre les villes et les paysans des campagnes qui viennent y vendre leurs productions. Le souk est aussi le lieu de vente de services, du coiffeur en passant par l’arracheur de dents, l’écrivain public, le conteur, le vendeur de produits de soin ou de médecine, l’herboriste aux potions magiques,  le tailleur, le cordonnier.

Au souk le marchand de légumes secs et de pâtes côtoie le marchand de  sacs de farines diverses, d’engrais, de produits phytosanitaires, d’ustensiles de cuisine, d’objets artisanaux pour le travail  des champs, de la maison. Et puis il y a cette odeur qui marque chaque quartier le clou de girofle, la menthe, le cuir, la fleur d’oranger.

Les images sont puissantes d’un monde qui sera certainement et irrémédiablement vaincu par les « Marjane » genre de supermarchés modernes qui se construisent à toute allure à la périphérie des grandes villes, notre modèle fait tache ici aussi à Agadir comme à Casablanca, Marrakech ou Rabat. Mais faut-il s’en plaindre ?

 

Ambiance

 

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